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Côte d’Ivoire – La corruption, une pratique à la peau dure !



 

Abidjan, Ivory Coast  Abidjan dans sa ferveur va avec la corruption. Et partant tout la cote d’Ivoire. Pourtant les institutions de lutte contre la corruption existent…à profusion.

Alassane Ouattara a fait de la lutte contre la corruption une des priorités de son mandat de président. cc/flickr/Maxence Peniguet

De tous les régimes, la corruption a été présentée comme une gangrène à éradiquer pour que l’économie se porte mieux, l’administration marche normalement. Mieux, que la lutte contre la corruption devrait être le combat de tous les jours et de tout le monde. Au plan institutionnel, la Côte d’Ivoire peut rivaliser avec les grandes nations modernes. Car toutes les institutions de lutte contre la corruption qui favoriseraient la bonne gouvernance ont été mises sur pieds. Notamment la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HBG), l’Inspection générale d’Etat (IGE), l’Autorité nationale de régulation des marches publics (ANRMP), les inspecteurs et contrôleurs financiers et budgétaires dans presque toute l’administration ivoirienne.

Alassane Ouattara a fait de la lutte contre la corruption une des priorités de son mandat de président, avec l’adoption d’un certain nombre de mesures pour relever les nombreux défis auxquels le pays doit faire face en matière de gouvernance. Le décret anti-corruption de 2013 est singulièrement important à cet égard, ainsi que la mise en place de nouveaux services de lutte contre la corruption : la Brigade de Lutte contre la Corruption (2012), la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (2014) ou l’Unité de Lutte contre le Racket (2014), destinée à mettre fin au racket au niveau des barrages routiers.

Mais la pratique de la corruption demeure et s’amplifie. L’impunité gagne du terrain et les actes de détournement s’accentuent. Après avoir été dénoncé avec acuité, les travaux de réhabilitation des universités n’ont fait l’objet d’aucun audit. Alors que ce sont plus de 145 milliards de FCA qui y ont été injecté. La gestion du PPU est décriée depuis sa mise en place parce que enveloppée d’une opacité insupportable. Il y a d’une part, une gestion des fonds centralisée à travers le Fonds spécial présidentiel dont Birahima Téné Ouattara, le frère cadet du présent de la République, est le seul gestionnaire. C’est lui qui détient la bourse et qui décide de l’affectation des fonds. Il ne rend compte qu’au chef de l’Etat seul.

La liste est longue en matière des pratiques de corruption et de mal gouvernance en Côte d’Ivoire est longue. Les marchés gré-à-gré au niveau des marchés publics sont monnaie-courantes. Et la corruption est devenue un fait banal!


Published March 2017




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